"Le voyage pour moi ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est la saveur de la journée qui s'ouvre, c'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose,c'est la curiosité de confronter ses rêves avec le Monde, c'est demain, éternellement demain. Je pars..." Roland Dorgelès

samedi 16 juillet 2011

Un air medieval - Mandalay/Amarapura/Mingun, Birmanie

Samedi 18 juin

J’attends que le jour se leve avant de monter dans un pick up pour le centre ville. Je trouve une chambre confortable a la Royal Guest House pour 6S, petit dej inclus. La jeune fille m'accueille dans un tres bon francais, fiere de m'annoncer qu'elle l'a appris a l'universite.

Malgre mon manque de sommeil, je part a la decouverte de la ville, decidant de la vivre plutot que de la faire. Ainsi, je ne me rends pas dans les monuments, mais arpentent ses rues a pied, meilleur moyen a mon sens pour s'approprier un endroit. Mandalay allie modernisme et tradition, avec ses buildings et ses chars a boeufs, ses echoppes en pleine air et ses femmes portant de grands plateaux de fruits sur leur tete. On me sourit et on m'interpelle sans cesse, me presentant le dernier ne ou la grand mere usee. C'est assez deroutant! Et j'en ai mal aux zygomatiques a force de repondre a ses demonstrations de gentillesse. Je passe aussi une bonne heure a discuter avec deux jeunes moines dans un monastere, qui me couvre de questions malgre nos difficultes de comprehesion respective.

Je mange un thali dans un resto indien, me plongeant le temps d'un repas dans le sud indien.

Puis, je reprends un pick up pour parcourir avec la population les 11kms qui me separent de Amarapuna. Ce village est connu pour son pont en teck de 1.2km, qui en fait le plus grand du monde et le site le plus photographie du pays! Et je comprends pourquoi en le decouvrant : au dela de cette belle construction ayant resiste pendant deux siecles aux assauts du temps et de la nature, les environs sont superbes avec le lac et ses pecheurs dans leurs gondoles multicolores, ses montagnes brumeuses, ses gamins jouant dans l'eau. Je prends mon temps pour le parcourir, parmi les moines aux robes safrans et les marchandes de fruits.

Alors que je rebroussais chemin, un vieil homme m'aborde et avant que je comprenne quoi que ce soit je me retrouve chez lui a deguster une mangue! Il me presente a tout le village pendant pres de deux heures. Je ne suis pas tres a l'aise mais lui semble dans son element, tres volubile, me contant des histoires que je ne comprends pas em partant dans des eclats de rires memorables sur ses gencives nues. Je finis par le quitter car la nuit tombe et je ne souhaite pas parcourir la ville ainsi, l'eclairage public etant tres rudimentaire.

Je dine rapidement dans un resto chinois, avant de me glisser avec bonheur sous mon drap!



Dimanche 19 juin


Ce matin, je me rends a l'embarcadere pour me rendre en bateau a Mingun, site connu pour sa pagoe inachevee, fissuree profondement par un tremblement de terre. Mais au dela du site archeologique, la balade
me fera l'occasion d'observer la vie au bord du fleuve, ce que j'apprecie toujours  beaucoup. Mon avance me permet d'observer la vie trepidante qui se deroule sur les quais du fleuve : femmes qui se lavent et font la lessive, hommes chargeant des sacs de riz sur les ponts de bateaux, enfants vendant des fruits et des legumes au tout venant... Je ne me lasse pas du spectacle!

Le site est assez touristique et je suis vite assaillie par des vendeurs de tout poil. Je me rends donc a l'extremite de la rue afin de decouvrir les sites a l'inverses des autres et de beneficier ainsi d'une relative tranquilite. Je grimpe sur la terrasse d'une pagode immaculee pour decouvrir le beau panorama sur la campagne alentours, poncuee de domes dores. La fameuse attraction de la pagode fendue me vaut de payer 3S. Je decide de ne pas grimper au sommet afin de ne pas m'acquitter de la taxe mais rien n'y fait, on m'explique que rien que le fait d'avoir marche dans les rues du village m'oblige a la payer!
Je ris jaune...

Un parfum d'Inde - Yangoon, Birmanie

Je suis de retour en Thailande pour les trois dernieres semaines de mon voyage! Je vous livre aujourd'hui mes carnets de voyage ecrit a mes proches par mail durant mon mois en Birmanie, car je ne pouvais pas acceder au blog du fait de la censure.

Les articles qui suivent ont donc tous ete ecrit a chaud, et retranscrits avec 1 mois de retard. Les photos suivront bientot j'espere. Bonne lecture!


Jeudi 16 juin

J'avais donc outrepasse mon visa de 5 jours du fait de mes deboires a la frontiere, et je craignais, outre la lourde amende dont j'allais devoir m'acquitter (2500B soit 60E), d'avoir des difficultes pour remettre un pied sur le sol thai un mois plus tard. Au final, tout s'est passe dans la bonne humeur et la trace dans mon passeport est discrete. Je croise donc les doigts!

1h15 d'avion plus tard, j'atteris a Yangoon ou Yvan, un francais de 35 ans, m'aborde afin de partager le taxi jusqu'a la guest house que j'ai choisi, la Golden Smiles Inn. Heureusement que nous sommes deux car il ne reste plus qu'une chambre a 15S! Malgre l'accueil sympa du jeune homme, il refuse mon billet de 20S sous
pretexte d'un defaut qu'il me montre a la loupe!! Autant vous dire que si tout le monde est aussi pointilleux, je risque d'etre vite dans le caca!

Nous partons ensuite en quete d'un hotel de luxe afin de changer notre argent en Kyats. En effet, le taux officiel est de 7K contre pres de 1000 au marche noir! Cette promenade nocturne dans les rues encombrees
de Yangoon me plonge avec delice dans ce pays qui tient effectivement plus de l'Inde que de sa voisine Thailande. Je retrouve le chaos ambiant, les odeurs de jasmin et de chapattis, les homme en lunghis
(sorte de jupes), les trottoirs defonces... le tout parmi des touches bien birmanes comme les joues barbouillees de tanaka des femmes (sorte de bois de santal melange a de l'eau pour en faire une pate protegeant du soleil notamment) et surtout les sourires eclatants revelant des dents rougies au paan (betel) dont les eclaboussures sanguinolantes ornent les paves. Je sens deja avec emotion que je vais aimer ce
pays...

Nous dinons dans un resto indien ou on nous place au centre de la salle afin que tout le monde puisse oberver a sa guise ce que l'on mange et comment! Je renoue avec cette coutume, faite ici avec douceur et bienveillance.



Vendredi 17 juin

Yvan me suit dans ma journee un peu marathon car je pars a Mandalay par le bus de nuit le soir meme. Je me reserverai une visite plus approfondie de Yangoon a mon retour.

Je commence bien sur par me rendre dans le quartier indien, avec ses temples hindous resonnant aux sons des mantras, rendus brumeux par l'encens entetant, ses guirlandes de jasmin tresses deposees en offrandes aux pieds des divinites colorees... Nous traversons une rue de marche particulierement vivante et animee, et sommes accueillis avec des sourires incroyables! Je prends un plaisir fou a plonger dans cette ambiance detendue et chaleureuse. Chaque detail est une scene de vie interessante, parfois amusante comme lorsque les paniers debordant de fruits et legumes sont strategiquement places au centre de la chaussee, afin de ne pas se retrouver sous les pneus des voitures mais entre eux!

De ruelles en boulevards, nous nous retrouvons bientot au pied du monument le plus connu de Birmanie : la paya Swedagon. Cette immense stupa (monument bouddhiste circulaire en forme de dome, refermant
parfois une relique du Bouddha) couverte d'or est entouree d'une terrasse de marbre parsemee de dizaines de pagodes refermant des statues du Bouddha plus ou moins impressionnantes. Bien qu'etant les seuls touristes, il y a foule : les birmans se pressent, seuls ou en famille,  pour prier ou deposer des offrandes. Nous nous faisons aborder de nombreuses fois et les memes questions reviennent en boucle : de quel pays venez vous? Quelle est votre religion? (lorsque je reponds que je n'en ai pas, ils rentent coi tant cela leur semble
impensable) Quel est votre metier et combien gagnez vous? Preferez vous la Thailande ou la Birmanie?... Parfois, la conversation aboutit a une proposition d'un guide mais le ton reste aimable et le sourire de rigueur meme suite a nos refus successifs.

Nous mangeons dans un gargotte au bord de la route, assis dans des gestes en plastique pour enfants (ils ne sont vraiment pas grands), un bol de nouilles pour 500K. La aussi, nous creeons l'attraction!

Nous montons ensuite au 20ieme etage d'une tour d'affaire afin de profiter du panorama circulaire sur cette ville de 7 millions d'habitants, qui n'est plus la capitale administrative depuis quelques annees mais semble demeurer celle du coeur.

Il se met a pleuvoir a verse alors qu'il est temps pour moi de rejoindre la gare routiere, tres exentree du centre ville. Compte tenu de la difference de prix entre un bus et un taxi (200K contre 6000), je me decide pour la premiere solution, aux grands dams du jeune homme de ma guest qui pense que cela va etre trop difficile pour moi!! (une femme voyageant seule constitue deja en soi quelque chose d'incroyable). Je me dis en mon for interieur que cela ne pourra pas etre pire qu'en Inde! Au final...pas pire mais pas beaucoup mieux non plus!!! En effet, les destinations ainsi que les numeros des bus ne sont ecrits qu'en birman. J'ai donc avec moi un papier notifiant en birman ou je vais et quel bus je souhaite prendre. On finit par m'indiquer un bus ou du moins ce qu'il en reste et j'ai la chance de trouver une place assise. Pendant plus de deux heures, nous allons rouler a tombeaux ouverts sur les routes noyees sous 15cm d'eau, plus serres que dans une boite de sardines, dans un vehicule prenant l'eau de toute part! Alors que je commencais a craindre un retard, on me depose a la gare routiere ou l'aventure se poursuit car je dois maintenant trouver le bon bus! Pour cela, je montre mon billet a tout le monde et je finis par m'ecrouler sur un siege dans un bus ma foi plutot confortable, ouf!

La route est bonne, et nous arrivons aux alentours de 5h du matin a Mandalay.

jeudi 16 juin 2011

Envol pour Yangoon

Apres une semaine pas des plus reposantes, physiquement et psychologiquement, me voila impatiente de decoller a la decouverte de ce pays bien mysterieux, et surtout de son peuple repute extremement gentil et agreable. 

Je ne reviens pas ici sur le debat opposant les partisans du boycott touristique aux autres, j'ai deja ecris un court article la dessus dans la page "Quel itineraire?". Sachez que cette preoccupation restera sans cesse dans un coin de mon esprit et que nombres de mes decisions seront prises en consequence. 

Je ne sais pas trop a quoi m'attendre de ce pays et de ce voyage, je me retrouve un peu dans les memes dispositions qu'a l'aube de mon premier pas en Inde : impatiente, perplexe, songeuse, ... J'imagine en effet que je vais plus retrouver de l'Inde que de la Thailande, rien qu'a travers la nourriture dont je me regale deja d'avance!

Si la reclusion de ce pays lui confere peut etre un aspect dangereux a vos yeux, rassurez-vous, il n'en est rien. C'est meme parait-il un des pays les plus surs d'Asie du sud-est. Il faut dire que compte-tenu des peines encourrues pour un simple vol, personne ne s'y risque!

J'ai l'espoir egalement de faire de belles rencontres, immortalisees par de belles photos, car, oui, je vous l'annonce, apres pres de trois semaines d'incertitude, j'ai recupere mon precieux compagnon hier! Je ne pourrai les mettre en ligne durant mon sejour, mais a mon retour c'est promis. 

Profitez des beaux jours, a tres bientot :)

Une pensee pour ma famille qui traverse encore une periode difficile, et a ma soeur qui de va pas tarder a plancher sur son epreuve de philo!

dimanche 12 juin 2011

J'ai attrape un coup de soleil... Ayuttahaya et Mae Sot, Thailande

J'ai quitte mon petit village paisible aux pieds des montagnes pour rejoindre Ayutthaya, apres une longue journee de bus. Ancienne capitale du royaume de Siam, cette ville, que j'imaginais de taille moyenne, devait me permettre de flaner paisiblement parmis les ruines des temples. Mais tout ne s'est pas passe exactement comme prevu... 

En effet, en debarquant du minibus, j'ai joue les tetues (ca vous etonne j'imagine!) et refuser de monter dans un touktouk, pensant pouvoir rejoindre le quartier des guest houses facilement a pied. Cela s'est solde par plus d'1h30 de marche en plein soleil, sac de 15kg sur le dos, pour me rendre compte une fois enfin arrivee, que j'avais tourne en rond!! Je me trouvais a 100m de la ou le minibus m'avait depose.... 

Je ne fais pas la fine bouche et accepte la chambre douillette que la Tony's Place me reserve malgre son prix plus eleve que mes choix habituels : 200B soit 5E. 

Le lendemain, je pars donc a la decouverte des ruines archeologiques, toujours a pied. La ville se revele plus grande que ce que je croyais, et la encore, je marche de longues heures au soleil, non recompensee par ce que je decouvre car le site n'est pas la hauteur de mes esperances. Il faut dire qu'apres avoir passe quelques jours a la cite d'Angkor, difficile d'etre emue par la vue d'autres vestiges... Mon etat de fatigue y est egalement peut etre pour quelque chose je vous l'accorde. 
Je finis par faire un malaise au bout de quelques heures de ce regime, signe qu'il faut vraiment que je leve le pied. Je pars en Birmanie dans quelques jours et aimerait bien en profiter! La chaleur me donne des migraines et des oedemes, mes doigts sont frippes par l'humidite... 7 mois que j'ecume les routes, mon corps reclame grace! 

Je passe le reste de l'apres midi sur ma terrace, et rencontre Gaelle et son fils Rena de 6 ans, sur les routes depuis plusieurs annees. Je passe un bon moment a echanger avec elle, notamment a propos du Bhoutan que Gaelle connait bien. C'est un pays qui restait un mystere pour moi, voila un coin du voile leve :) 

Je quitte la ville sans regrets en bus de nuit direction Mae Sot pour renouveller mon visa thai (j'ai seulement eu le droit a 15j en entrant par la Cambodge et il m'en aurait fallu 19...). J'aime beaucoup voyager de nuit, cela me rappelle l'epoque ou, chaque mois d'aout, nous traversions la France pour rejoindre mes grands parents dans le sud. Depuis ce temps la, rouler la nuit a un parfum d'enfance et un gout de vacances! D'autant que pour ce cas precis, la climatisation me permet d'avoir l'immence plaisir de dormir sous une couverture et ca n'a pas de prix!! 

Arrivee a Mae Sot aux premieres lueurs de l'aube, je rejoins la Green Guest House, tenue par une professeur et son mari. Ma chambre est tres agreable, et le jardin, bien qu'un peu abandonne, donne un air charmant a cette maison. 

La ville en elle meme, situee a la frontiere birmane, n'a rien d'engageant avec ses buildings, ses chiens errants et ses nuages qui collent aux montagnes. Pourtant, son grand marche melant refugies birmans, chinois et thais, est un des plus anime que j'ai eu l'occasion de voir. Je prends mon engagement au serieux et continue a me reposer, profitant de la climatisation des cafes pour preparer mon voyage en Birmanie. 

Le lendemain, je me rends donc a la frontiere, ou je pensais remplir quelques papiers cote thai, traverser le pont menant en Birmanie, deambuler quelques heures dans la ville frontaliere et revenir avec un cachet tout neuf sur mon passeport. Mais la encore... On m'indique que la frontiere est fermee depuis 1 ans et comme nous sommes samedi, pas moyen d'obtenir des infos fiables aupres du bureau de l'immigration. Je reste quelques instants en faction devant le pont, car l'activite y bat son plein malgre tout, mais ne constate effectivement pas d'allees et venues sur le fameux pont... Je ne comprends pas bien comment personne n'a pu me renseigner avant : ma guest house, au courant de mes projets, mon chauffeur de touktouk... Bref, il est trop tard maintenant, mon visa est perime et je me retrouve en situation irreguliere jusqu'a mon depart pour Yangoon le 16. Une grosse amende a la cle, certes, mais j'espere surtout ne pas avoir de soucis pour remettre les pieds en Thailande dans moins d'un mois... Cette mesaventure me laisse fatiguee et degoutee, tant de chemins pour pas grands choses! 

Je m'offre de manger dans un delicieux resto italien qui sert des pates maison a des prix defiant toute concurrence : un regal, et ca tombe bien car l'appetit est un peu en berne. 

Derniere etape avant mon depart : Sukkothai, ou j'ai reserve une guest house avec piscine. 

lundi 6 juin 2011

Ouest sauvage - Region de Kanchanaburi, Thailande

Les photos contenues dans ce message ne sont malheureusement pas de moi, pour les raisons evoquees plus bas, mais vous permettront, j'espere, de vous faire une rapide idees de mes lieux de visite.

J'ai quitte Bangkok par une chaude matinee il y a quelques jours pour rejoindre Kanchanaburi, petite ville dans l'ouest du pays, connue pour son pont de la riviere Kwai, temoignage des atrocites de la seconde guerre mondiale.



Je n'etais, pour ma part, pas sensibilisee a cette partie la de l'histoire et j'ai donc passe ma premiere apres-midi dans les deux musees retracant cette tragique periode. Pour ceux que cela interressent, les japonais, ayant mis main basse sur une bonne partie de l'Asie du sud-est en 42, deciderent de construirent une ligne de chemin de fer reliant Kanchanaburi a la Birmanie pour des raisons strategiques. L'ouvrage fut realise par des centaines de milliers de prisonniers de guerre de tout pays, dont pres de 100 000 perirent dus aux mauvais traitements, a la malnutrition et aux conditions de vie deplorables. Le pont fut finalement detruit par les allies en 43 mais reste visible de Kanchanaburi. Les deux musees sont tres bien concus et permettent grace a des videos, des maquettes, et des objets, de s'immerger completement dans l'histoire. Si seulement nous pouvions tous apprendre comme ca a l'ecole! Rien de tel pour retenir et assimiler que ce genre d'endroits tres vivantes.


Cimetiere

Le lendemain, plus legerement, je me suis rendue en bus au parc national d'Erawan, connu pour sa cascade aux septs rebonds, c'est a dire aux septs niveaux. J'ai parcouru le chemin jusqu'au dernier niveau, ou le bassin est d'un bleu laiteux magnifique.




Malheureusement, je n'ai pu me baigner dans aucun d'entre eux car des enormes poissons viennent grignoter le moindre bout de peau immerge! Je ne supporte pas ce contact (nous avons teste le fish massage a Bangkok et j'avais deteste!!) dont je me suis contente d'admirer le paysage.



Pour combler ma frustration et me rafraichir un poil (il fait 45 degres...), je suis allee me baigner dans la piscine de l'hotel voisin en fin d'apres midi.

Je suis ensuite montee plus au nord, jusqu'a Sangkhlaburi. Cette petite ville est un brassage de culture incroyable car, situee non loin de la frontiere birmane, de nombreux refugies la traverse pour tenter de trouver un peu de paix et de securite. Un nouveau depart pour beaucoup d'entre eux. La ville est en outre entouree par un paysage magnifique de montagnes boisee, et le lac en son centre, avec ses petites maisons flottantes colorees, lui conferent un charme indiscutable.
De l'autre cote du grand pont en teck, se tient un village Mon, une des minorites ethniques birmanes, chassee de son pays d'origine et indesirable dans son pays d'accueil... Village un peu hors du temps, entre deux mondes, avec ses femmes qui fument de gros cigares et ses enfants aux joues couvertes de poudre de Tanaka (typiquement birman). Premiers contacts avec les birmans... vivement dans 10 jours!




Le superbe pont en teck qui relie le village au Mon a Sangkhlaburi



Les villages flottants




Loin des sentiers touristiques, je me suis retrouvee presque seule pour en profiter et m'accorder un peu de repos. La famille chez laquelle je loge est tres charmante et emploie des jeunes filles birmanes.

J'ai egalement longuement discute avec une jeune thai qui a realise son reve d'ouvrir son cafe, apres avoir exerce 13 ans comme infirmiere en reanimation! Les problemes qu'elle m'a decrit sont semblables aux notres : peu de personnels, peu de reconnaissance... Elle a essaye d'aller exercer en Australie pour donner a sa fille les moyens d'etudier dans un pays riche, mais les procedures sont complexes et ruineuses. Depuis 6 mois, elle est heureuse avec sa famille dans ce cafe superbement decore de facon tres originale. J'ai passe un tres agreable moment avec elle.

J'ai beaucoup marche comme a mon habitude, malgre la chaleur qui rend difficile le moindre deplacement. En route, j'ai ete aborde par un quinqua thai qui m'a demande pourquoi je n'exercais pas mon metier ici! Il est vrai que les besoins de manquent pas, une structure d'aide aux enfants refugies et aux femmes seules est d'ailleurs implante ici. J'ai ete mange leurs delicieuses patisseries pour prendre connaissance de leurs projets. Cet homme a travaille pres de 10 ans dans un des camps de refugies birmans de Mae Sot et en garde un souvenir emu. Tres sympathique, il m'a fait promettre de venir le voir quand je reviendrai dans le region pour travailler! Cette annee etait en effet dediee pour moi a la decouverte et au perfectionnement de mon anglais, avant de peut etre m'engager dans une association. Cette idee voyage avec moi dans un coin de ma tete et Dieu s'est comment elle va continuer a germer :)

J'ai vraiment passe de tres bons moments dans ce beau village, que je quitte demain en direction de Sukkhothai. J'avais prevu de faire un crochet par Bangkok pour recuperer mon appareil photo (quelle frustration de ne rien pouvoir figer!) mais.... une nouvelle fois une drole d'histoire m'a ete raconte par la vendeuse... J'ai vraiment peur...

jeudi 2 juin 2011

Insolite Bangkok - Thailande

5 jours a profiter de la capitale, sous ses differents aspects : touristique, authentique, high tech... Malgre sa taille gigantesque, j'ai pu l'apprecier en la parcourant grace a tous les moyens de transports disponibles : metro, metro aerien (skytrain), bus, bateau... des vieux quartiers aux grattes ciels impressionnants! J'ai vraiment passe des bons moments, que je vais essayer de vous conter maintenant.

Apres avoir retrouve Max et Flo autour d'un verre dans une des rues animees du Bangkok touristique, nous avons passes le dimanche a chiner dans le gigantesque marche du week end de Chatutchak, considere comme l'un des plus grand du monde! On y trouve tout et n'importe quoi, des vetements de marque, aux statuettes, etolles et autres souvenirs, en passant par les produits de beaute et les bijoux! Un monde de fou se presse dans les allees, encombrees par les negociations en tout genre. Alors que Cynthia a realise une partie de ses cadeaux, je m'en suis tenue pour ma part au reperage, car mon sac ne peut plus contenir davantage avant les derniers jours!
Il y a egalement de nombreuses gargottes pour se nourrir pour 1E. Nous avons dans l'une d'elle rencontree Eline, une jeune belge et sa petite fille de 5 ans, qui a decide de faire sa vie en Thailande depuis 10 ans. Elle vit donc a Ko Tao (ou je vais allee en juillet avec ma soeur et un ami) et reve de fonder son restaurant bio. Nous avons grace a ses explications decouvert un systeme sympa : une assiette de nouille avec un curry de son choix, dans lequel on rajoute les aliments que l'on souhaite, disposes sur la table : pousse de soja, basilic, haricots verts, concombre... 

Le soir, alors que la ville rayonne de lumiere, nous sommes montes au 83ieme etage de la tour Bayonkee II, dominant tout Bangkok (et la Thailande par la meme occasion car c'est le gratte ciel le plus haut du pays, l'equivalent du troisieme etage de la Tour Effeil). Le toit panoramique tourne sur lui meme pour nous permettre d'apprecier au mieux la vue. Et quelle vue! Une succession de buildings immenses, d'autoroutes aeriens, d'avenues enormes... Bangkok comme on l'imagine! Qu'on aime ou qu'on aime pas, ca reste un sacre point de vue. Un cocktail est inclus dans le prix d'entree, comme meme assez cher (6.25E). C'est donc installe dans de confortables fauteuils de velours rouges, les yeux braques contre la vitre panoramique, que j'ai sirote mon Shirley Temple. Ma derniere et unique occasion precedente de beneficier d'un tel spectacle, fut de la Tour Montparnasse a Paris, mais je crois que niveau hauteur, ce n'est pas comparable. J'ai donc beaucoup aime ce moment hors du commun. 

Le lendemain, alors que la troupe se rendait au Palais Royal que j'avais visite lors de mon dernier passage a Bangkok, je me suis rendue en bateau a l'ambassade de la Birmanie pour demander mon visa. Apres avoir repondu a pas mal de question, notamment sur mon travail (suis-je journaliste? ecrivain?...), et donne une vingtaine d'euros, j'ai pu le recuperer sans encombres 48h plus tard. 
J'ai profite d'etre dans le coin des affaires (je me suis sentie bien petite au milieu de toutes ses tours etincelantes!), pour prendre le skytrain (metro aerien) pour me rendre dans un centre commercial flambant neuf sur 9 etages, le MBK Center, afin de faire reparer mon appareil photo. Certaines touches de fonctionnent plus et j'ai peur qu'il tombe en rade pendant la Birmanie sans avoir les moyens de faire quelque chose. Malheureusement, alors que la reparation devait prendre deux jours, la vendeuse m'a sorti une histoire abracadabrante pour m'expliquer le sourire aux levres que je ne pourrai pas le recuperer avant de rentrer sur Bangkok dans 15 jours... Donc j'ai le deplaisir de vous annoncer que mes deux prochaines semaines de decouvertes, avec le parc national d'Erawan, le site archeologique d'Ayuttaya et la ville birmande de Mae Sot, ne seront pas couvert par les photos...

J'ai poursuivi cette journee en retournant a Chinatown, dans le but de me rendre dans les differents marches de ce quartier chinois tres anime. Et si ma premiere visite de m'avait pas emballe, j'ai decouvert cette fois ci des quartiers tres agreables, comme celui du Talat Mai : une rue couverte, bordee d'echoppes de nouilles, d'etals de poissons frais, ou de viande, de fruits et legumes en tout genre, dans d'enormes nattes en bambous. Le nord de la rue est consacre aux offrandes pour les temples : encens, corbeilles de fruits, guirlandes de jasmins et d'oeillets... Regne une ambiance moins survoltee que dans certains marches, il faut dire que c'etait l'apres midi aussi. J'ai beaucoup apprecie, et les habitants m'ont dispenses des sourires a tout va! 
J'ai poursuivi par le quartier indien, que je n'avais pas reussi a denicher la derniere fois. Et j'ai compris pourquoi car de quartier, c'est en fait une unique rue cachee par un building. J'ai quand meme pu y respirer avec delice et emotion, les odeurs de paan et de chapati, de jasmins et d'encens, parmi les moustachus indiens! 
Et enfin, le clou du spectacle, le marche aux fleurs. Bien que plus anime le soir, j'ai quand meme adore me perdre parmi les roses et les orchidees multicolores, entre les mains delicates tressant des colliers pour les Dieux et les mamas achetant d'enormes bouquets odorants. Les ruelles transversales m'ont fait me sentir 50 ans en arriere, marchant sur les petales et les feuilles de bambous, devant des machines d'un autre age. Les locaux semblaient etonnes de me voir la et plusieurs m'ont demande si j'etais perdue! Mais je veux bien me perdre tous les jours comme ca! Promis la prochaine fois, j'y retourne avec mon appareil photo.

Le jour suivant, j'ai emmene Cynthia et Bastien au centre MBK (le centre commercial de mon appareil photo). Les 5ieme et 6ieme etages sont consacres a la nourriture du monde entier, avec un systeme assez surprenant : les stands s'alignent les uns a cote des autres et presentent leurs specialites ; on paye a l'aide de coupons qu'on echange contre de l'argent et on s'assoit dans la salle immense ou chacun mange donc des plats de tous les coins du monde! Original! J'ai pour ma part choisi une soupe japonaise pas des plus fameuses au regard des morceaux d'origine indeterminee qui y flottaient...

Nous avons emprunte une passerelle futuriste pour atteindre le Bangkok Art Culture Center. Un centre d'art contemporain tout neuf qui presentait deux expositions d'artistes emmergents, une sur les peuples vivant au bord de l'eau et la seconde sur les differents visages de Chiang Mai (ville du nord de la Thailande que je vais visiter en juillet). Vous n'imaginez pas mon plaisir a parcourir ainsi de telles expos apres ses mois de privations artistiques! D'autant que l'espace est vraiment agreable et bien amenage. 

Cynthia et Cie sont partis lundi soir, rejoindre la metropole. Je profite a nouveau seule de mon voyage, readoptant un rythme plus nonchalent, au gre des envies et des humeurs. Je suis actuellement a Kanchanaburi, dans l'ouest. Je suis desolee des articles sans photos qui vont paraitres maintenant pendant plusieurs jours. J'espere que les recits vous contenteront quand meme :)

mardi 31 mai 2011

Derniers mots? Laos, Cambodge

Le Laos me laisse encore un peu songeuse tant il ne ressemble pas du tout a l'image que je m'en faisais. J'imaginais un pays rural, paupre, peu developpe, bon marche ; un peuple souriant, calme, discret. Concernant le pays, il atteint un niveau de developpement bien superieur a mes pensees, bien que restant un des pays les plus pauvres de la planete, et le niveau de vie pour les touristes y est plutot eleve. Les gens sont la plupart du temps tres agreables et le sourire aux levres, bien que dans les villes, les relations tendent a devenir plus commerciales.
J'ai decouvert des paysages superbes et des temples magnifiques, notamment le Wat Phu de Champassak et la cite de Luang Prabang. J'ai partage un peu de la vie d'un village a Tad Lo avec ma meilleure amie, et apprecie la vie au fil du Mekong dans l'archipel des 4000 iles. 
J'ai rencontre des touristes souvent differents de ceux voyageant au long court en Inde. La plupart faisant un road trip en Asie, et ne passant, comme moi, que 1 mois par pays (voire moins). Je n'ai donc pas eu le loisir de faire des rencontres aussi fortes qu'en Inde mais ai passe de tres bons moments malgre tout.
La nourriture ne m'a pas emballe. Beaucoup de plats sont frits (nouilles ou riz), la plupart contiennent de la viande, et les epices ne sont pas savoureuses. J'ai toutefois aime les phe nam (soupe de nouilles) et le laap (salade de viandes aux herbes), qui m'ont pour le coup ravis les papilles.

Les plus beaux sites : 
1 - Champassak : le Wat Phu, classe au patrimoine mondial de l'Unesco, parmi les roches et l'odeur des frangipaniers ;
2 - Luang Prabang : ville soignee renfermant des tresors bouddhistes ;
3 - Tad Lo : un village encore preserve au coeur d'une nature sauvage, une vie locale agreable et authentique, une guest house charmante, presqu'un home stay.

Les plus beaux moments :
1 - Mes jours chez Audrey a Tad Lo : se detendre dans le hamac de la Bamboo Hut, se refraichir dans les cascades avec les gosses, rencontrer d'autres voyageurs en cuisinant avec la famille de Pho, deguster les enormes pancakes de Pap, ... ;
2 - La decouverte du mont Phu Si de Luang Prabang : lorsque j'ai decouvert ces dizaines de sculptures parmi la nature, penetre dans une grotte qui m'a inspire ;
3 - Les deux heures de massage traditionnel lao au Champa Spa de Vientiane : musique evoquant de doux souvenirs chez moi (Mary : celle de Bodnath!), mains expertes m'apportant detente de reconfort.



Budget :
Une moyenne de 11.8E par jour, une bonne partie envolee dans les transports. 

Sante :
Pas grand chose a signaler hormis mes oedemes des pieds desormais systematique apres quelques heures assises dans les transports, au point de me creer des ampoules entre mes orteils dystendus!




Le Cambodge m'a cause moins de surprises du fait de venir du Laos.
J'ai trouve le peuple peut etre encore plus agreable et souriant qu'au Laos. Apres les atrocites vecues il y a encore peu par le peuple khmers, on les sent aujourd'hui dans une belle dynamique pour renaitre de leurs cendres. Nous avons rencontre plus de gens vivant de la mendicite qu'au Laos. La Cambodge est le 151ieme pays le plus pauvre de la planete sur 163... De nombreuses possibilites d'achats ou de repas ethiques (dont les benefices sont reverses a une association) sont possibles et nous en avons parfois profite.
Les paysages de rizieres a perte de vue different peu mais je ne m'en lasse pas! Une nature tres presente aussi, accessible facilement des villes. Des villes justement, animee, coloree, vivante, comme je ne l'ai pas rencontre au Laos. Un patrimoine historique incontestable, aux mains des etrangers malheureusement la plupart du temps.
Les transports sont aussi cher que ceux de son voisin et seuls existent des bus prives ou l'on doit reserver sa place au prealable. Je n'ai pas vu de touktouk collectif et les prix pratiques par les chauffeurs sont assez eleves.
Le plat national, l'amok, m'a beaucoup plu et d'une maniere generale, les currys etaient tres bons. Des stands des fruits exotiques sont installes un peu partout pour une pause fraicheur bien agreable.

Les plus beaux sites : 
1 - Angkor : le lever de soleil sur le Bayon, la solitude dans les ruines, l'alliance du mineral et du vegetal, le temoignage incroyable d'une civilisation, la ville animee de Siem Reap... Magique! ;
2 - L'ile du lapin : sa plage sablonneuse a l'ombre des palmiers, son eau chaude, ses fruits de mer degustes les pieds dans l'eau... ;
3 - La campagne : difficile de faire un choix precis, l'ensemble des paysages traverses, en moto ou en touktouk m'a plu et depayse.

Les plus beaux moments :
1 - La decouverte d'Angkor au lever du soleil, la recherche des 216 visages sur les ruines, la magie de l'instant unique et inoubliable ;
2 - Le partage de rire et de tendresse avec les deux enfants au lac de Kampot ;
3 - Mes 500 dollars sortis de l'ATM a Ban Lung apres plusieurs jours de privation, et le repas gargantuesque qui s'en est suivi!!



Budget :
Une moyenne de 13.8E par jour. La presence des mes compagnons de voyage n'est pas etrangere a cette hausse de depenses : nous nous sommes beaucoup deplaces et avons bien mange auss!

Sante :
RAS



lundi 30 mai 2011

Cuisine et Campagne - Battambang, Cambodge

Alors que Flo et Max nous ont quitte pour rejoindre Bangkok un peu plus tot, nous abordons avec Cynthia et Bastien notre derniere etape cambodgienne. Nous avons choisi pour cela Battambang, non pas pour la ville fluviale sans grands charmes apparents, mais pour sa campagne alentours, parsemee de vieux temples.

Nous nous y sommes rendus en bateau de Siem Reap, malgre le prix prohibitif (20S), car cette portion du fleuve est consideree comme la plus belle du pays. Et effectivement, malgre l'inconfort durant ces 7h, j'ai beaucoup apprecie ce partage avec la population (c'est un moyen de transport fort usite par les locaux egalement), du couple de vieux, aux enfants piailleurs et aux jeunes moines drapes dans leur toge orange. 
Nous avons traverse plusieurs villages flottants, une specialite ici! Ce sont des villages qui ressemblent a tous les autres, avec leurs maisons, leurs epiceries, leurs ecoles, leurs postes de police, leurs temples ou eglises, mais... sur l'eau! Les pirogues colorees remplacent alors les voitures et saison seche comme saison humide, cette route fluviale est toujours praticable. C'etait la premiere occasion depuis le debut de mon voyage de voir un tel spectacle vivant et je ne m'en lassais pas, en temoignage la petite centaine de photos que j'ai faite!!







A l'arrivee, les fesses talees mais le sourire aux levres, nous trouvons un vaste hotel en centre ville proposant des chambres claires et bon marche : le Royal Hotel. Nous nous rendons au bord de la riviere pour manger une noddle soup dans un des stands du marche de nuit. Le proprietaire parlait anglais et avait beaucoup de bagou, un moment sympa. 

Le lendemain, nous nous renfons au Smokin'Pot, un restaurant proposant des cours de cuisine. Il etait prevu depuis le depart avec Cynthia que nous tentions cette experience durant notre voyage, c'est chose faite! Nous sommes d'abord alles au marche local avec notre jeune prof pour acquerir la nourriture dont nous aurions besoin pour confectionner nos trois plats typiques : fish Amok (curry d'anguille a la noix de coco),



Lok Lak (boeuf a la sauce aigre douce, poulet pour moi!)



et chicken khmer soup (soupe de poulet a la lemon grass, l'equivalent de la citronnelle).



Je ne me lasse pas de regarder les mains fines des jeunes cambodgiennes depecant en moins de temps qu'il ne faut pour le dire une anguille encore vivante quelques secondes plus tot, ou bien preparant les entrailles d'un poulet, parmis les stands de fruits exotiques et de legumes du soleil. 
La particularite de ce cours (nous sommes cinq, avec un couple de jeunes israeliens) est que nous avons chacun prepare notre plat pour le deguster ensuite, de sorte que nous n'avons manque aucune etape de la preparation. Une tres bonne idee.





Au final, rien de bien sorcier et pourtant Dieu que c'est bon! Le plus long peut etre sera de trouver les epices et les herbes adaptees en France, mais tout est possible grace aux epiceries asiatiques des moyennes et grandes villes. Je vous en livrerai les recettes dans un prochain poste si cela interesse certain(e)s d'entre vous. (Vieux, j'ai beaucoup pense a toi et regrette tes delicieux petits plats que j'ai hate de retrouver cet ete!!) 
Notre prof, un jeune de 20 ans, nous evoque egalement son reve de monter un jour son propre restaurant. Il gagne pour le moment 30S par mois, le salaire moyen.  

L'apres midi, nous partons en toukouk decouvrir un ensemble de temples au sommet d'une colline, endroit prise de la population locale qui vient y prier en masse le week end. Bien que je n'aie pas particulierement aime l'architecture de ses temples recents pour la plupart, le vue du sommet etait superbe. Je suis egalement descendue au fond d'un canyon, parmis les lianes et les cavernes refermant des bouddhas. 
Nous avons ensuite patiente pres de deux heures dans le village, proteges dans un resto des trombes d'eau qui se sont soudain mises a tomber encore plus fort et plus longuement que de coutume. Immediatement, alors que l'eau devalait en cascade les volees de marches, les enfants sont venus jouer a se baigner, heureux d'echapper pour un instant a l'implaccable chaleur de la journee.







Le lendemain, nous repartons sur les routes pour nous rendre dans deux autres temples. Comme souvent, au dela du but de notre balade, se sont les paysages traverses qui me restent en memoire. Nous avons notamment traverse plusieurs villages specialises dans des artisanat different : la confection du papier de riz servant a faire les rouleaux de printemps pour l'un, et la preparation de la pate a poisson (dont il ne vaut mieux pas se demander  dans quels plats nous la consommons!) dans l'autre. Ce dernier village, avec son odeur caracteristique a retenu mon attention et j'aurai aime m'y attarder, flaner dans l'entrepot pour decouvrir les differentes etapes de preparation de cette mixture peu ragoutante mais je ne me suis pas sentir vraiment la bienvenue... En cause la frequentation touristique probablement, ce village etant sur la route du temple beaucoup visite. Nous avons egalement fait un passage rapide dans la seule ferme viticole du pays, tenue par une femme de poigne ayant appris cet art en France. Si la degustation n'a pas enchantee les papilles de Bastien, l'eau de vie a davantage retenue son attention.
Apres un dernier repas au marche de nuit et un delicieux fried rice with hot basil (riz frit au basilic), mon esprit est ailleurs. Trois semaines seulement dans ce pays, qui m'a plu par bien des aspects, mais l'attrait deja de la Thailande et de la Birmanie qui m'attendent pour mes deux derniers mois de voyage. Nous rejoignons Bangkok le lendemain, derniers jours de voyage pour les 4 francais.

Photos a venir...


Envoutante Angkor - Siem Reap, Cambodge

A vrai dire, Angkor ne m'a jamais fait rever. Je veux dire par la que je ne fais pas partie de ces gens qui revaient de decouvrir la 8ieme merveille du monde depuis leur plus tendre enfance. Difficile de dire pourquoi... Peut etre mon peu d'attrait pour l'histoire en general ne m'a pas permis de prendre plaisir a etudier cette epoque. Cependant, quand j'ai decide de me rendre au Cambodge, j'ai commence a voir des photos ou entendre des recits d'autres voyageurs, et peu a peu, je me suis mise a attendre avec impatience moi aussi, le jour ou je serai aux portes de cette cite mystherieuse.

Angkor est situee a une petite dizaine de kilometres de Siem Reap, a l'ouest du Cambodge. C'est donc ici que nous logeons, dans une guest house plutot sympa et tres bien situee, a deux pas du vieux marche et de la rue commercante : la Popular Guest House. Siem Reap se revele etre une ville tres agreable, tres animee, plutot luxueuse. Quand la visite des temples nous a extenues ou que nos pieds sont trop fatigues pour continuer a avancer, un plongeon dans la piscine d'un hotel de luxe et c'est reparti!




Nous avons aussi teste de bons restautants, ou j'ai pu deguster des crevettes au gingembre succulente, une salade de lotus au poulet ou encore un delicieux tiramisu au cafe (apres 6 mois sans dessert, j'ai cru defaillir!).

Alliance Cafe



Le marche est aussi un endroit sympathique malgre le harcelement des vendeurs et le stand d'epices m'a fait craquer pour le fameux poivre de Kampot.



Mais revenons a Angkor...
Le ticket d'entree est de 40S pour trois jours de visite. Un prix peu excessif compte tenu du site, mais seulement 10% des benefices reviennent a la protection et a la restauration des edficices car cela appartient a une compagnie privee (et petroliere de surcroit!!) Nous avons remarque ce paradoxe de nombreuses fois au Cambodge : une route construite par un japonais qui fait payer un droit d'entree de 20S, un musee appartenant aux correens, ect ect Quel dommage pour ce pays en pleine reconstruction...


Concernant notre programme :

Le premier soir, nous sommes alles profiter d'Angkor, au coucher du soleil, sur une colline dominee par le temple Phnom Bakheng. Bien que tres touristique a cette heure la, j'ai ete touche par la magie du lieu, pour mes premiers pas dans l'antique cite. La vue n'etait pas aussi sublime que je l'imaginais mais les rayons du soleil couchant ourlant les pierres de pourpres et d'orange valait bien la petite montee dans la jungle :)

Foule des touristes





Cynthia, Flo et Max



Le second jour fut le plus long mais aussi la plus belle journee. Nous sommes parties seules avec Cynthia, a 5h du matin, pour assister au lever de soleil sur le Bayon, l'un des temples les plus connus, et nous avons eu la chance d'etre absoluement seules parmi les ruines durant pres de 5h! Nous n'en revenions ca, c'etait vraiment magique... Nous sommes passees du Bayon, et ses 216 visages enigmatiques,















aux Ta Som







et Ta Phron, envahis par la vegetation,





a Angkor Vat, le plus celebre et plus grand edifice religieux au monde.... Ce n'est vraiment pas mon prefere, mais c'est un avis tres personnel qui ne remet pas en cause la beaute du lieu.








En tout plus d'une vingtaines de temples, temoignant chacun d'une epoque et d'une architecture differente, parfois en ruine, parfois bien restauree, encore mange par la jungle ou devoilant une vue splendide sur les plaines alentours... L'alliance du mineral et du vegetal m'a bluffe et je suis souvent restee muette devant de telles merveilles, edifiees il y a des siecles... Que restera-t-il de notre civilisation dans 5 siecles??? Laisserons nous a notre tour, un tel temoignage pour nos descendants?? Pardonnez moi d'en douter...


Le troisime jour, nous sommes simplement retournees decouvrir les quelques temples qui nous avaient echappe la veille. Pas les plus beaux ni les plus spectaculaires peut etre mais j'etais heureuse de refouler le site a nouveau, le trajet en touktouk nous permettant de profiter de la vue sur plusieurs temples apprecies.
Le dernier jour enfin, nous sommes partis en touktouk a la decouverte des temples eloignes, tels que le Banthei Srei, justement appele le joyau angkorien avec ses bas reliefs d'une finesse touchante (on murmure d'ailleurs qu'il aurait ete construit en grande majorite par des femmes car les hommes seraient peu capables d'une telle delicatesse dans les sculptures!)



Champ de lotus





; la riviere aux milles lingas, qui m'a offerte une douche tonique sous la cascade, apres avoir admire les sculptures tailles dans la roche dans le lit de la riviere et parcouru un chemin pitorresque parmis les roches et les serpents (petits et effarouches je vous rassure!) ;









et le Beng Mealea, lieu de  tournage du film ''Deux freres'', completement effondre, degageant une atmosphere toute particuliere...




 Cette etape m'a vraiment comble et je souhaite une telle decouverte a tous  ceux tente par l'experience :)