"Le voyage pour moi ce n'est pas arriver, c'est partir. C'est la saveur de la journée qui s'ouvre, c'est l'imprévu de la prochaine escale, c'est le désir jamais comblé de connaître sans cesse autre chose,c'est la curiosité de confronter ses rêves avec le Monde, c'est demain, éternellement demain. Je pars..." Roland Dorgelès

vendredi 20 mai 2011

Se relever de l'horreur - Phnom Penh, Capitale, Cambodge

C'est apres une longue journee de bus que nous arrivons a Phnom Penh, la capitale de deux millions d'habitants du Cambodge. Je suis assez impatiente de decouvrir cette ville, que j'imagine grouillante et animee, temoignage de la volonte des jeunes khmers de tourner le dos a la guerre en profitant de leur nouvelle liberte. 

Nous trouvons une guest house sympathique, pratiquant des prix abordables pour notre budget serre, donnant sur une rue joyeuse, a deux pas du palais royal. Nous degotons ensuite un petit resto khmer sans pretention ou nous degustons comme d'habitude noddle soup ou fried noddle. J'en profite pour faire un apparte ici sur la nourriture du Laos et du Cambodge, qui n'est pas tres a mon gout. La plupart des plats sont fris et donc tres gras, et le choix est assez limite. Contrairement a l'Inde ou chaque repas est un plaisir pour mes papilles, je ne suis pas a la fete ici!! 
Bref, peu importe pour ce soir la, car cela nous a permis de rencontrer Bo Lim, un jeune khmer d'une vingtaine d'annees qui nous evoque ses reves et ses projets d'avenir. Apres 4 ans a l'universite, ou il a paye ses etudes en travaillant dans la restauration, il aide actuellement son oncle dans son resto et reve un jour d'ouvrir le sien. En attendant, il aime rencontre des touristes et sortir avec eux. Rendez vous est donc pris pour demain soir, nous serons vendredi et la fete battera son plein dans tous les clubs de la ville!


Le lendemain, nous partons a la decouverte de cette ville, facilement parcourable a pied. Nous commencons par le palais royal et la fameuse pagode d'argent. Bien que je savais qu'il ne vaudrait pas celui de Bangkok, nous avons ete extremement decu de ce site, pourtant bien assez cher (6.25S) : une grande partie n'est pas accessible au commun du mortel, aucune explications, et le pire fut sans doute la pagode d'argent. Ce temple voit son sol recouvert de plusieurs centaines de dalles en argent pensant chacune 1kg. Je m'attendais donc a quelque chose d'etincelant, mais pas du tout puisque la plupart sont recouvertes de tapis, et celles qui sont decouvertes laissent apparaitre des plaques de toles racommode avec du scotch!!! Une honte. 


Une restauration desastreuse...



Nous nous remettons de notre deception en nous avancant vers le marche central et son dome art deco. Nous faisons auparavant une halte dans le plus grand supermarche du pays, sur 7 etages, d'un luxe qui me laisse sans voix, apres 6 mois sans avoir rien vu de tel!! Nous decidons de manger un bout au marche, experience tres agreable, parmi les locaux qui s'amusent de notre presence! Et malgre le gonflement des prix de la vendeuse, nous passons un agreable moment a deguster nos fried noddles. 

Les deux roues sont rois ici!




Nous nous rendons ensuite au marche russe, afin de faire l'achat de quelques souvenirs. Ce n'est que dedales de stands vendant artisanat, vetements, statuettes... Un plaisir pour les yeux et pour le porte monnaie pour peu que l'on soit un bon negociateur! 

Nos delicieuses vendeuses de salade de fruits!


Nous terminons la journee par la decouverte du musee du genocide, se tenant dans les locaux meme du lycee qui devint pendant les annees sanglantes la prison de haute securite 21, le plus grand centre de detention et de torture du pays, sous le regime de Pol Pot en 75. 
Le moment est eprouvant, le peu d'explications rendant la visite d'autant plus bouleversante, passant d'une cellule de prisonnier, a la salle de torture ou aux panneaux des visages, vivants ou morts, des milliers de prisonniers. 
On estime a plus de 2 millions le nombre de cambodgiens tues par les khmers rouges entre 75 et 79, dont 17000 dans ce lieu. Lorsque l'armee vietnamienne libera la ville, elle ne trouva que 7 survivants dans les murs du S-21... 
Je ne peux m'empecher d'imaginer les souffrances, les cris et les peurs retenues par ses murs. On touche ici a ce que l'ame humaine a de plus noire et de plus atroce.  

Les photos qui suivent peuvent toucher les plus sensibles. 


Cellule et instruments de torture


Potence

Photos des prisonniers

Les charniers

Photos des prisonniers apres une seance de torture

Cellules


Cranes retrouves dans les charniers


Nous reprenons un peu de legerete en mangeant un delicieux amok (plat national a base de viandes ou de poissons, cuit dans du lait de coco et servis avec du riz), dans un bar. Les garcons partent honorer l'invitation de Bo Lim pendant que Cynthia et moi, retrouvons avec plaisir notre lit douillet apres cette journee ereintante. 

En conclusion, j'ai decouvert une ville vivante, et une facette du Cambodge que je n'imaginais pas. J'ai passe une journee agreable malgre quelques petites deconvenues, mais 24h m'ont suffit et j'ai hate de gouter d'autres horizons!

Rencontre avec la terre rouge - Ban Lung, Pce de Ratanakiri, Cambodge

 (Toujours beaucoup de retard dans la publication des messages, ceci s'est passe du 9 au 11 mai.)

Nous avons decide que notre premiere escale au Cambodge serait pour Ban Lung, dans la province reculee du Ratanakiri, a l'est du pays. Cacades, lac volcanique et villages des minorites ethniques au programme.

Mais d'abord, il fallait quitter le Laos! Nous avons opte pour un bus touristique devant normalement nous faciliter la tache. Je savais que la corruption rendait le passage de cette frontiere delicat, et qu'il allait falloir negocier ferme pour ne pas se ruiner aupres des douaniers. Effectivement, chacun des agents rencontres, lao comme khmers, nous ont demande 1 voire 2 dollars par personne, pour le tampon nous ont ils repondu!! et 23S pour le visa devant en couter 20. Desagrable sensaion que celle de se faire escroquer legalement! Les salaires des fonctionnaires sont au plus bas (30S par mois en moyenne) et c'est sur que ce procede arrondit bien les fins de mois... Et que faire quand votre passeport est entre leurs mains? Patienter et attendre...que le douanier relache sa position et demande une somme moindre. Au final c'est avec deux dollars en poche que nous posons enfin le premier pas au Cambodge. 

Premier pas qui ne sera pas des plus heureux car nous navons plus un sou et pas d'ATM en vu (une parenthese ici pour dire ma surprise devant les difficultes a trouver des ATM au laos et au Cambodge alors qu''en Inde ca n'a absoluement jamais ete un souci..), et que le bus nous depose en rase campagne durant 4h en attendant le suivant pour nous emmener a Ban Lung. La faim et surtout la soif nous tenaille, sous les yeux moqueurs des habitants du village...

Nous arrivons a la nuit tombee dans la petite ville de 17 000 habitants ou grace a dieu, les cartes visas sont acceptees! Jai bien cru embrasser la machine et mes dollars!! (car ce sont des dollars qui sont delivres et non des riels, la monnaie locale). Je suis la seule du groupe a en posseder une, ouf! Du coup, on s'offre un banquet le soir meme avec une Montagne de Feu : sorte de pierrade de boeuf, oeuf, et legumes accompagnee de riz. Bien que n'ayant pas manger de viande, je me suis regalee!




Le lendemain, nous nous rendons au marche local pour trouver un sarong pour Cynthia. Encore une fois, que d'odeurs et de couleurs. La population khmers se revele adorable et souriante.

Apres avoir rencontre deux autres couples, nous louons des velos (encore me dirait vous! Mais oui je deviens accro!!) pour nous rendre au lac volcanique, incroyablement circulaire, au coeur d'une dense foret. 



Bien que le site ne soit pas aussi spectaculaire que decrit, cest un plaisir sans nom que de plonger dans cette eau relativement propre et fraiche, dans ce cadre verdoyant. Certains scientifiques attribuent sa forme a la chute d'une meteorite... En discutant avec le couple portugais, je me rends compte qu'ils ont rencontre Audrey a Tad Lo et sont egalement des inconditionnels de Tosh, ou je suis allee egalement! Le monde est petit...






Le jour suivant, nous suivons Steven, jeune khmer travaillant comme guide pour notre guest house pour une journee de moto a la decouverte des cascades de la region, et d'un village habite par une ethnie minoritaire. 

Nous sommes proteges ainsi contre la poussiere rouge des routes du Ratanakiri
 
J'avais quelques craintes concernant cette journee (je n'aime guere les choses organisees, et je m'inquiete du cote zoo de debarquer dans ce village...) qui furent malheureusement confirmees au fil des heures : les cascades ne sont pas le site majestueux que nous attendions 




et la visite du village me laisse perplexe. Nous arrivons tous les 6 dans ce village de 200 familles, sans que personne ne manifeste de surprise ce qui laisse entendre combien ils en ont l'habitude. Les contacts que nous creons avec les enfants se tissent grace a nos ballons, apportes sur les conseils de Steven. Le tabac est reserve aux plus vieux. Quand j'avais demande s'il n'etait pas derangeant pour ces gens de voir venir des touristes, il m'avait repondu, ''non du moment que tu as des ballons et du tabac''... Steven nous explique quelques unes des coutumes de ce peuple , concernant a nourriture (ils mangent la viande cru avec le sang frais en guise de sauce), l'habitat (les jeunes hommes en age de se marier habitent des habitations a l'ecart en ne rejoignent leurs femmes qu'apres avoir eu un ou deux enfants). Je ne suis malgre tout pas tres a laise et quitte avec soulagement l'endroit.



Nous partons pour la capitale, Phnom Penh, le lendemain, avant de tirer vers la cote sud.



samedi 14 mai 2011

On dirait le sud... - Champassak/Don Khon, Laos

(Les articles qui suivent se sont passes la semaine derniere mais je nai pas pu les publier avant)

Le temps dure longtemps...


Apres deux jours de detente a Tad Lo chez Audrey, entre repas communautaire et baignade sous les cascades, j'aii retrouvee Cynthia, Bastien (son compagnon), Flo et Max (leurs amis) a Pakse pour un mois. Nous allons descendre jusqu'a la frontiere cambodgienne jusqu'au 9 mai, jour ou mon visa se termine avant de passer 3 semaines au Cambodge.

J'etais vraiment tres impatiente de retrouver pour la premiere fois une amie, meme si ce n'est pas pour autant de temps que prevu au depart. Tous sont epuises apres 16h davion, 14h de train et 3h de bus dans la chaleur et la poussiere. Je passe une bonne partie de la soiree a rattrapper le temps avec Cynthia, ce qui me met dans un tel etat d'excitation que je ne dors pas de la nuit!!!

Nous partons le lendemain a Champassak, non sans les avoir au prealable conseiller un petit tour au marche de Pakse pour en prendre plein la vue et les narines! Nous partageons notre touktouk collectif avec une famille, des sacs de poissons chats vivants et morts, et un viel homme parlant tres bien francais!

Apres midi detente au bord du Mekong, dont la terrasse de notre guest house nous reserve une belle vue. Les enfants jouent, les hommes pechent, les femmes recoltent les herbes pour le diner...
 



 
Le lendemain, tandis que Bastien fait un aller retour a Pakse pour retirer de l'argent (je me suis rendue compte qu'il n'y avait plus d'ATM jusqu'au Cambodge...) nous partons a la decouverte du Wat Phou, site archeologique majeur au Laos, classe au patrimoine mondial de lUnesco. Une belle introduction aux temples d'Angkor parait il...
 
Effectivement, le site est superbe, chaque terrasse reservant une vue toujours plus belle que la precedente. De nombreuses personnes viennent prier dans ce sanctuaire, comme l'atteste les offrandes ornant les pieds du Bouddha. Une source sacree coule de la roche et abreuve les fideles qui le souhaitent. Nous deambulons pres de deux heures parmis les ruines, epoustoufles par le cadre exeptionnel qui nous entoure.











L'apm est consacree a nous rendre dans larchipel des 4000 iles dans le delta du Mekong, et plus particulierement a Don Khon. Nous avons choisi un compromis entre la fetarde Don det et la calme Don Khong et nous ne le regretterons pas. Une fois encore, les transports furent une galere, et apres une heure d'attente du bus local au bord d'une route ecrasee de chaleur, nous optons pr un touktouk collectif. Nous y sommes seuls et prenons nos aises pour admirer les paysages de campagnes et de rizieres qui s'offrent a nous.




Le bateau qui nous conduit a Don Khon traverse un paysage sublime egalement, d'autant que le soleil rougeoyant plonge a cette heure ci dans le Mekong.






Tandis que les trois hommes se desalterent dune beer lao bien fraiche, nous partons en quete d'un nid douillet. Difficile sur cette ile ou tout se paie assez cher mais nous finissons par trouver un joli bungalow avec hamac sur le Mekong pour 3E la nuit.
 
 
Nous louons des velos pour visiter cette toute petite ile le lendemain. Des rapides ont creuse un joli paysage a l'est, le Mekong est accessible pour une petite baignade un peu plus loin, un village tout au sud du l'ile (on y voit dailleurs le Cambodge depuis la berge) nous permet de prendre contact avec un famille sympathique, bref que du bonheur! Nous traversons des rizieres rendues vertes fluos par les dernieres pluies,  parmi les buffles se roulant dans la boue, nous baissant parfois pour ramasser une petite mangue dont la chaire juteuse et parfumee nous ravie le palais. Nous retournons nous baigner dans un des villages le lendemain avec Cynthia, mais l'eau est trop chaude et les enfants s'amusent de nos prenoms depuis la rive, sans toutefois nous rejoindre dans l'eau!












Nous partons a la decouverte du Cambodge le lendemain... Le laos m'a reserve de belles surprises mais aussi quelques deconvenues. J'en ferai le bilan apres le Cambodge, que j'imagine semblabe sur beaucoup de points mais... qui sait?!!

lundi 2 mai 2011

Aux pieds des montagnes bleues - Nong Khiaw, pce de LPB, Laos

Ma derniere soiree a Luang Pradang fut fort sympathique puisque j'ai retrouve les deux francais, Matt et Leo, qui avaient accepte de partager leur chambre avec moi deux jours auparavant, et un autre avignonais (Ca se dit ca??!) autour d'une biere fraiche et d'un buffet a volonte au marche de nuit. Je precise ici que, n'aimant pas la biere en France, je n'avais jusque la meme pas pris la peine de gouter celle du Laos, pourtant fort reputee ici! Ne pouvant refuser ce soir la, j'y ai trempe mes levres et finalement, bien moins forte que les europeennes, j'ai pu l'apprecier! Sympathique soiree :)

Cedant a la facilite pour la premiere fois du voyage (je crois!), j'ai decide de prendre un minibus pour rejoindre Nong Khiaw, un petit village a 3h de route au nord. Je pensais perdre moins de temps mais c'etait sans compter les 1h30 de retard et l'inconfort enorme dans le petit habitacle. On ne m'y reprendra plus!

Il est temps ici de faire quelques precisions : voyager au Laos n'est pas chose facile (et oui mes amis, voyager, c'est fatiguant!!) et surtout c'est tres cher! Il n'y a pas de lignes ferroviaires, donc le seul moyen de se deplacer est le bus. Il en existe trois sortes : 

  1. Les bus locaux sont tres lents, mais on s'y attend, ceux sont des bus locaux! Il faut compter 10E pour une nuit de bus
  2. Les bus express sont a peine plus confortables mais tout aussi lents (record battu hier : 35km en 2h!!!). Normalement, le prix est autour de 13E mais au final j'ai toujours pu payer le prix d'un bus local. 
  3. Les bus VIP (ou tourist bus) sont du meme confort et un poil plus rapide mais... c'est entre 15 et 20E. 
Dans chaque ville, il y a au moins deux gares routieres, une au nord et une au sud, distante donc de plusieurs dizaines de kilometres. Il faut alors prendre un touktouk collectif pour les rallier, ce qui coute tres cher aussi. Le reseau n'est pas developpe partout donc on ne peut pas aller a n'importe quelle ville, de n'importe quelle ville, ce qui multiplie parfois les trajets. 

Ainsi, je ne voyage qu'en bus local et express, l'Inde m'ayant forger une grande patience en transport en commum! Mais je me ruine, c'est excessivement plus cher que l'Inde ou je pouvais faire 24h de bus pour 5-7E. Parfois, il est difficile d'obtenir des infos fiables sur les local bus, tout le monde nous orientant, parfois peu aimablement, vers les VIP bus, que beaucoup de touristes empruntent effectivement. Aussi, il faut s'armer de patience pour trouver la bonne gare et l'itineraire le plus pertinent. En Inde, de ce point de vue, tout est beaucoup plus simple puisqu'on peut aller partout tout le temps et pour quelques roupies seulement! 

C'est comme ca que l'on se retrouve a voyager 36h, dans trois bus differrents et cinq touktouk, pour la modique somme de... 35E! (soit plus de deux jours de vie). 

Ce chapitre ennnuyeux clot, revenant en au superbe village de Nong Khiaw, que la plupart des gens ne font que traverser pour aller au village suivant, accessible qu'en bateau. Pourtant, il merite bien une halte, enclave dans d'hautes montagnes rocheuses, au pieds desquelles s'ecoule un fleuve vert. Tout n'est que verdure et nature, a peine trouble par quelques motos sur l'unique route. Cela est propice aux belles balades mais le temps n'a pas ete de la partie : pluie matin, midi et soir pendant trois jours! 





Heureusement, j'ai rencontre un couple franco-allemand charmant et a defaut de marcher on a beaucoup papote! 

Nous sommes quand meme, entre deux averses, alles visiter une immense grotte sur plusieurs niveaux, ayant servi de refuge durant la seconde guerre mondiale... Impressionnant. Sur la route du retour, nous avons croise un groupe de femmes qui pechaient d'une drole de facon, pas sur que ca morde beaucoup! Mais peu importe, tout cela se deroulait dans la joie et la bonne humeur comme d'habitude!




La famille tenant la guest house ou nous logeions etaient fort charmante bien que la petite fille soit extremement effrayee par mes lunettes! Roses en plus! Il faut dire qu'ici peu de gens, et surtout de femmes en portent, ce qui ne manque pas de susciter l'attention. 

Ma guest house

J'ai egalement rencontre un laotien de 54 ans, qui est spontanement venu me parler et, apprennant que j'etais francaise et infirmiere, m'a demande si je pouvais lui prescrire des cachets "pour la tete"! En effet, apres un divorce douloureux, ce papa boulanger de 5 jeunes enfants, dit lui meme traverser une grosse depression et ne trouve pas de medecin pour le soulager. Il est de plus persuader que les francais ont les meilleurs medicaments du monde! Je n'ai bien sur pas acceder a sa demande mais peut etre discuter un moment lui a fait du bien, dans ces pays ou parler de soi en famille ou entres amis n'est pas coutume.

Apres ce terrible voyage de deux jours, me voila de retour dans le sud. Je vais passee les deux jours a venir au village, chez Audrey, avant d'accueillir Cynthia et ses troupes mercredi soir.